#6 – C H A M P I O N S –

« C’est interminable! 6 putains de minutes!

_Je plains ta femme si tu trouves que 6 minutes c’est interminable. »

Bohemian Rhapsody, Bryan Singer (2018)

Salut toi! Ça va?

Nous sommes le fruit de nos expériences, et les enfants illégitimes de nos héros.

« Il faut que j’te montre un truc. »

Janvier 1991.  » Viens voir! Faut que j’te montre un truc! » Christophe, mon voisin est tout excité. Il a apparemment fait une fabuleuse découverte. A-t-il déterré un trésor caché dans notre colline? Découvert un terrible secret qui bouleverserait notre paisible quartier encore tout récent? Non. Bien mieux en vérité. Une pépite. Un chef d’oeuvre. « Un clip vidéo d’un nouveau groupe » m’annonce-t-il fier comme tout. Il faut dire que Christophe, du moins ses parents, a le câble. Donc MTV. Donc accès à quantité de merveilles chamarrées et bruyantes que l’on appelait clips vidéo, que le câble, fabuleux vecteur de données analogiques déversait 24/24 au travers du mythique « tube cathodique » dans une glorieuse stéréo. Nous avons donc passé une partie de l’après-midi à guetter fébrilement la diffusion dudit clip. Heureusement, la chaîne étant adepte de la « rotation lourde » nous n’avons pas eu à attendre si longtemps que ça. Encore un clip de Vanilla Ice, suivi du dernier Zuccherro et … et … soudain … la révélation. Un clip étrange, baroque. Très différent du tout venant de cette époque. En partie en animation image par image, en partie en prises de vue réelles retravaillées avec effets crayonnés dans le style de Picasso ou Jackson Pollock (ça je l’apprendrai bien plus tard). Un spectacle fascinant pour nous qui étions passionnés de cinéma fantastique et d’effets spéciaux. Cette ambiance de fête foraine morbide avec ses lutins jongleurs masqués comme à Venise … Whooo! La séquence des jongleurs en pâte à modeler m’a littéralement explosé les pupilles et le cerveau! La musique? A l’avenant. Baroque. Complexe. Flamboyante. Sombre. Rock. Flamenco. Opéra. Et cette voix. Puissante, expressive, hypnotisante. Cette journée reste pour moi le point de départ de ma passion pour la musique. Le clip? Innuendo de Queen. Oui. Je sais. En fait en 1991 c’était loin d’être un tout nouveau groupe, mais à l’époque, sans Wikipédia et internet, nous n’avions aucun moyen à 13/14 ans de le savoir. Nous l’apprendrons assez vite cependant mais ce sentiment de découvrir était tout bonnement grisant. Nous étions des pionniers. Pour la première fois nous écoutions autre chose que les disques de nos parents. Une période de découverte qui m’amènera très très vite dans les rayons de la FNAC à la recherche des pépites de Queen puis Pink Floyd, Hendrix, The Doors, Bruce Springsteen, The Beatles, Deep Purple, Dire Straits, Neil Young, Prince et tant d’autres.

Quelque mois plus tard, le 24 novembre, Freddie Mercury décédait des suites d’une pneumonie liée à son VIH, déclaré publiquement la veille. Une autres de mes journées mémorables. La première fois que j’ai pleuré une personne qui m’était totalement étrangère. Je me rendais au collège à bord de la 4L du voisin qui nous emmenait tous les matins. Et, en chemin la radio m’annonce la nouvelle. Et je ne me doutait même pas que le chanteur était malade. Le clip d’ Innuendo, en animation et images d’archives car Freddie Mercury, dans sa dernière année, était peut-être trop fatigué pour figurer dans ses clips, prenait alors tout son sens. Et que dire des chansons de l’album? These Are the Days of Our Lives, I’m Going Slightly Mad, et The Show Must go on devenaient autrement signifiantes. Je me plongeais alors dans les livrets, traduisant et décryptant les paroles. Ces rockers avaient donc de la profondeur. Non, rien n’est insignifiant.

Sid Vicious (Sex Pistols) à Freddie Mercury : « Alors Fred, tu amènes le ballet au foules, hein ?!

_ Ah ! Le monsieur Ferocious ! Eh bien, on fait ce qu’on peut mon chéri ! ».

Anecdote probablement fausse, mais tellement drôle …

Freddie fut donc le premier de mes héros musicaux, la première légende. Le premier dont j’ai vécu le décès aussi. A présent que les dernières légendes du rock sont chaque jour plus proches de rejoindre Prince, Freddie, David, Jim, John , Janis, James Lemmy et Jimi, pour la jam ultime, quelque part en enfer, et que je n’écoute plus que des chanteurs morts ou en passe de l’être – car que m’offre l’époque sinon des musiques prémachées, déroulées au kilomètre par de soi-disant beatmakers ( le mot est bien choisi, des faiseurs, au sens propre) et incarnées par des pantins caricaturaux hautement jetables? (attention! syndrome du vieux rockeur aigri en vue … ) – il me semblait important de revenir sur ce souvenir fondateur. Tout ceci à l’occasion de la sortie au cinéma de Bohemian Rhapsody, biopic du groupe Queen par Bryan Singer.

J’aime bien les biopics musicaux, et je passe toujours un bon moment devant, ne serai-ce que grâce aux séquences musicales. Evidemment mes attentes sont d’autant plus importantes que j’apprécie l’artiste concerné.

Alors qu’en est-il de ce biopic sur Queen? Se hisse-t-il au niveau de mes favoris du genre, comme The Doors, La Bamba ou Tina? Et bien, déjà c’est très bien réalisé, et la mise en scène est impeccable. Le mouvements de caméra sont fous et le réalisateur iconise parfaitement ses personnages. Niveau interprétation, les acteurs, Rami Malek en tête sont plutôt bons. Il y a un petit travers à vouloir les faire ressembler le plus possible à leurs modèles dans la vraie vie ( la prothèse dentaire de Rami Malek est assez malaisante au début) et ce n’était pas absolument nécessaire, mais comme le jeu des acteurs est bon, ça passe. Du point de vue narratif, c’est un peu plus compliqué. Ou plutôt pas assez, le film allant d’ellipse en ellipse et restant très évasif sur l’évolution du groupe, hésitant entre se focaliser sur Freddie Mercury, ses frasques, ses outrances et ses questionnements concernant son identité sexuelle et l’ascension du groupe vers les sommets du rock. Le film est en fait trop lisse pour rendre honneur à un personnage « bigger than life » comme Freddie Mercury. On sent une grosse pression des membres survivants du groupe pour ne pas trop écorner l’idole. Peut-on vraiment leur en vouloir?

« Si la légende est plus belle que la réalité, imprimez la légende. »

L’homme qui tua Liberty Wallace, John Ford (1962)

Et, en même temps il dresse de Mercury le portrait intimiste et tendre d’un artiste total, extravagant et attachant, malheureux dans sa solitude, quitte à le rendre un peu plus lisse qu’il n’était vraiment.Cela laisse le sentiment que les scénaristes n’ont pas su choisir et sont restés dans un entre deux un peu mou. Toutefois, la première partie du film est agréable et tient par les tubes égrainés tout du long.

Mais là n’est pas le plus important. Le 13 juillet 1985, Queen faisait son grand retour sur scène au stade de Wembley à l’occasion du show caritatif Live Aid. Lors des 20 minutes de show qui lui seront allouées Queen volera la vedette à tous les autres artistes devant 100 000 spectateurs et 1.5 milliards de téléspectateurs faisant de ce set un des moments les plus importants de l’histoire du rock. Et c’est vers ce moment que nous amène tout le film. Les 30 dernières minutes sont tout bonnement terrassantes. Oui! J’avoue, j’ai miaulé. Et je repaierai le prix du billet juste pour ces 30 minutes de bonheur et d’émotions. La musique, la mise en scène, la virtuosité des mouvements de caméra et la présence de Freddie Mercury au travers de son interprète, tout contribue à clouer le spectateur sur son siège, à l’approcher un peu des sensations que seuls ont pu connaitre les personnes présentes ce jour dans le public et sur la scène. Et tous ces souvenirs qui sont remontés à la surface. Ces après midi pluvieuse à écouter de la musique, à lire les paroles des chansons. La lecture assidue de Rock & Folk et Best. Ces virées en centre-ville pour aller acheter, en cassette, un album avec nos petites économies. Ouvrir la cellophane. Mettre la cassette dans le lecteur. Presser le bouton Start. Ecouter en boucle. Encore et s’endormir le Walkman encore sur les oreilles. Copier les cassettes des copains. Les premiers CD (Dire Straits et … Queen). Les premiers concerts. La première guitare. Certes, après toutes ces années, Queen n’est pas le groupe que j’ai le plus écouté. Et ma fidélité s’est tournée vers d’autres artistes comme Prince ou Pink Floyd. Mais il reste le premier pour lequel je me suis passionné. Le premier étage, les fondations de ma culture rock et plus largement musicale. De ma culture au sens large; De mes valeurs et de ce qui fait aujourd’hui de moi l’homme que je suis. Un élément de mes fondations. Car ces mecs, et le film le retranscrit assez bien, étaient des défricheurs. Ils se foutaient bien de réussir ou d’échouer. Ils faisaient ce qu’ils avaient décidé de faire. Bohemian Rhapsody, ce morceau alambiqué, mêlant ballade, opéra et hard rock, aux paroles incompréhensibles ( « Mais c’est qui ce Galiléo? » se demande un membre du groupe au cours d’une séquence hilarante sur l’enregistrement du titre que l’ingé son appelle « le … truc … de Freddie »), un tube? No Way! répondent les producteurs. Fuck You! réplique le groupe. Et le groupe d’avoir finalement raison. Car, et c’est la leçon que j’en tire: si tu crois en ce que tu fais, un projet, un objectif, une création, peu importe. Si tu crois VRAIMENT en tes capacités. Si tu fais les chose avec passion. Si tu sais te montrer vulnérable autant que fort et décidé, tu réussiras. Un jour ou l’autre, tu réussiras. Peut-être ce coup-ci. Peut-être la prochaine fois. Crois en toi et en tes rêves. Travaille dur. Donne toi pleinement. Et, parce que nous manquons tous de temps, lance-toi. Aime la vie et ceux qui t’entourent. « We are the champions », voilà de quoi parle Freddie Mercury dans son hymne des stades. Nous sommes tous les champions de nos vies, tous potentiels vainqueurs. Le tout c’est d’y croire. et de se battre. Tous champions de nos vies. Ce sont les leçons que je tire de la vie d’un de mes héros, un homme qui s’est donné corps et âme pour son art et son public et qui disait, lors de sa dernière interview en 1991 :

« Je ne veux pas changer le monde. Ce qui m’importe, c’est d’être heureux et honnête, et de m’amuser, quoi qu’il arrive. »

Allez, je te laisse, je file faire des vocalises!

Keep Moving Forward

#4 – S M I L E –

« Quelle joie! s’émerveillait Virgil le coach, qui n’avait jamais rien vu de pareil non plus. c’est assez extraordinaire. » Allégresse et détermination  sont généralement des émotions antagonistes, mais les Tarahumaras débordaient de l’une et de l’autre, comme si courir aux limites de leurs forces les rendait plus vivants.

Christopher McDougall, Born to Run

Salut toi ! Ca va ?

As-tu déjà ressenti « le flow »?

Dans l’idée cet article devait être une recension de Born to run de Christopher McDougall. Je ne pouvais échapper au best-seller, que dis-je la bible des ultra-runners. C’est très bien écrit, drôle, documenté, prenant, émouvant même. L’auteur nous emmène à la découverte des Tarahumaras, un peuple du Mexique qui a fait de (ou plutôt a conservé) la course comme mode de vie. Partant de ses soucis physiques liés à la pratique de la course à pieds, Christopher McDougall, part en quête de la réponse à la question : « pourquoi ai-je mal aux pieds ? » alors que les Tarahumaras courent sur des distances insensées, avec des sandales fabriquées à base de pneus, et à tout age, sans ressentir douleurs ou fatigue. De là, il alterne roman d’aventure, histoire de la course à pieds (de Néanderthal au courses de 100 miles en passant par l’invention de la chaussure de course moderne par Nike), traité de biologie, nutrition, mindset. Et c’est là que s’arrête ma modeste critique (j’ai dévoré ce livre !) . Sur le mindset. L’état d’esprit dans lequel nous accomplissons les choses. Car au-delà des questions de foulée, alimentation ou de physiologie, ce qui ressort du bouquin, ce qui m’a le plus frappé, c’est que les coureurs Tarahumaras, qui ne se blessent pas, qui, sur de longues distances déjouent tous les pronostics et affolent les chronos, le font avec le sourire aux lèvres. Avec plaisir. Avec joie.

On me demande parfois quel plaisir je peux avoir à courir ou faire des exercices de gainages difficiles. Pourquoi souffrir à ce point lors d’un WOD au CrossFit ? Et bien, parfois, de plaisir il n’y a pas. C’est difficile, c’est tout. Il y a, après l’effort, un plaisir, une joie d’être allé au bout, mais il s’agit plutôt d’une satisfaction a posteriori. La sensation de joie dans la course des Tarahumaras, telle que décrite dans le livre va de concert avec l’effort. Les coureurs respirent la joie de courir.

Je crois qu’il y a quelque chose de culturel en nous, occidentaux,  qui nous prive de ce plaisir immédiat. Dans notre tradition Judeo-Chretienne, prendre du plaisir est suspect. Alors il ne peut y avoir de plaisir à souffrir, comme si le fait que le Christ aie souffert en portant sa croix nous obligeait à prendre des têtes de suppliciés dans l’effort. C’est une explication parmi d’autres, mais je pense que la tradition pèse de manière significative que l’on soit ou non croyant. Soupçons de dopage mis à part, qui n’a pas déjà critiqué un athlète qui domine sa discipline parce qu’il est « trop facile », qu’il a l’air de prendre la compétition par-dessus la jambe? Ouh! Oui! J’en vous au fonds qui baissent la tête! Décontracté veut-il dire suffisant? Prenons l’exemple de Teddy Rinert qui domine le Judo mondial depuis 10 ans sans aucune contestation possible. A chaque titre je lis des critiques du genre « trop facile », « il devrait changer de sport » , « prétentieux » « suffisant ». Parce qu’ici, on aime les besogneux, ceux qui souffrent (encore le côté christique), ceux qui travaillent dur pour y arriver. Ceux qui ont tout donné même s’ils échouent. Mais on oublie trop vite que tous les Teddy Rinert, Usain Bolt, Matt Fraser ou Michael Jordan,  sont d’incroyables bosseurs qui se vouent corps et âme à leur discipline. Ces types ont torturé ou torturent leur corps lors de longues séances d’entrainement, travaillent leur technique, anéantissent leurs points faibles, se remettent en question en permanence. En permanence. Tout comme leurs rivaux, ils ont la culture de la gagne. Tout comme leurs rivaux ce sont des athlètes incroyables. Tout comme leurs rivaux, ils ont une génétique exceptionnelle. Comme (presque tous) leurs rivaux, concernant la génétique, je veux bien l’admettre. Mais ils ont un petit truc en plus : ILS AIMENT PROFONDÉMENT CE QU’ILS FONT. Tout comme leurs rivaux, oui mais juste un petit peu plus. Ce petit plus de passion qui fait la différence. Ce petit plus qui fait que Matt Fraser  ou Tia Clair Toomey vont peut-être s’infliger la petite répétition supplémentaire à chaque entrainement quotidien. Répétitions, qui additionnées , jour après jour, vont faire la différence aux CrossFit Games. Les plus grands champions s’entrainement toujours plus que les autres. Toujours un peu plus. Ils ou elles ont toujours plus travaillé que leurs adversaires, de façon peut être imperceptible. Ce qui les pousse: la passion, la joie de pratiquer, d’aller toujours plus loin dans le détail. Le plaisir.

Dans la vidéo ci-dessus, Bruce Springsteen et son groupe doivent interpréter, à la demande d’un fan un morceau de Chuck Berry, très connu, certes, mais que le groupe n’a manifestement jamais travaillé, du moins pas depuis leur adolescence. Et alors ? C’est quoi le problème ? Avec beaucoup d’humour et dans une décontraction totale devant 50000 spectateurs, Springsteen et son groupe tâtonnent pendant quelques longues minutes essayant de se mettre en place. Et puis… Bam ! Chaque musicien trouve sa place, et la machine démarre. Un groove implacable se met en place. Et l’ensemble de rendre une copie d’une musicalité incroyable, d’une maîtrise totale. Cette cohésion est bien sûr le fruit d’années de dur labeur. Des milliers d’heures de répétitions, des décennies sur les routes pour des centaines de concerts. Encore une fois, le travail, le travail, le travail . Mais ce qui est le plus réjouissant c’est le sourire, le plaisir non feint pris par tous ce soir là. Cette joie de donner, de jouer ensemble. Communion, amour de la musique. Partage. Joie. Plaisir. On en revient toujours aux mêmes notions.

Même si cette sensation de facilité, ce « flow », nous, le commun des mortels, ne la connaîtrons probablement jamais sur de longues périodes, nous pouvons, au moins par petites touches, chaque jour, un petit peu plus, mettre du plaisir dans ce que nous faisons, mettre du sourire dans l’effort et garder en mémoire le pourquoi de notre pratique. As-tu déjà douté dans ta pratique sportive ou artistique? Ou même dans ton travail? Probablement. As-tu déjà perdu le sens? Sûrement. Ça arrive, c’est normal. Mais as-tu déjà ressenti, ce moment où tout fonctionne parfaitement, tout roule, même un très court instant. Cette seconde, cette étincelle qui te reconnecte a ton POURQUOI. Qui te donne envie de sourire dans la difficulté? Pas un sourire de façade. Un sourire intérieur. Celui qui te rattache au sens de ta pratique. Te redonne énergie et sérénité. Et finalement, ce léger sourire sur les lèvres et dans le regard. Tout n’est-il pas plus facile d’un coup? Cette fugace impression de fluidité. Le « flow ». Et si  tout ceci se cultivait? Se travaillait jour après jour? Et si cela demandait de la pratique pour que ça vienne naturellement?

“T’as juste besoin d’une passion
Donc écoute bien les conseillers d’orientation
Et fais l’opposé de c’qu’ils diront
En gros, tous les trucs où les gens disent « tu perds ton temps »
Faut qu’tu t’mettes à fond dedans et qu’tu t’accroches longtemps”
Orelsan, Notes pour plus tard

La clé est l’état d’esprit. Et ça, quelque soit notre maîtrise technique ou notre condition physique, chacun de nous en est responsable. Rien ne t’empêche de te sourire dans la glace le matin. De boycotter les mauvaises nouvelles en n’allumant pas BFM TV ou autres au réveil.  Profiter d’un lever de soleil, d’une séance de méditation, ou de respiration pour se connecter à ICI et MAINTENANT. Se dire que les choses sont comme elles sont. Sans juger. Sans SE juger. Commencer la journée par du positif. Du présent. Pour un temps, ne pas se projeter dans un futur incertain ou dans un passé douloureux. Cette suite de petits gestes qui, je l’expérimente en écrivant en ce moment même, permettent d’améliorer mon état d’esprit en amassant tous les petits sourires que je peux. Tout est affaire de détails. Et tout est bon à prendre. Essayer de toujours faire les choses par plaisir et non par contrainte. Sport, arts, culture, travail. Fais le. Ou ne la fais pas. Mais fais le seulement si tu as du plaisir à le faire.

« Cours souvent! Cours loin! Cours moins! Cours vite! Cours lentement! Mais ne cours jamais sans plaisir! »

Emelie Forsberg, Vivre et courir

Aujourd’hui, je prend cet engagement avec moi-même de ne plus faire les choses sous la contrainte. Plus jamais. Je fais ce choix de vivre comme courent les Tarahumaras.  Dans la joie. Toujours. Je te laisse, j’ai comme envie d’enfiler mes baskets …

Keep Moving Forward

Born to Run de Christopher McDougall, éditions Guérin

Crédit photo: Luis Escobar